Terre cuite, zinc ou grès : quel pot choisir ?

Terre cuite, zinc ou grès émaillé : le contenant n’est pas qu’une affaire de style. Il change l’arrosage, la température des racines et la santé de la plante. Petit comparatif avant d’acheter.
La terre cuite : la valeur sûre
Poreuse, la terre cuite laisse respirer la motte et évacue l’excès d’eau : c’est l’idéal pour les aromatiques méditerranéennes, les succulentes et tout ce qui déteste avoir les pieds mouillés. Revers de la médaille, elle sèche vite en plein soleil et se fend au gel si elle n’est pas déclarée « résistante au gel ». Elle se patine magnifiquement avec les années.
Le zinc : léger et graphique
Les jardinières en zinc sont légères, faciles à déplacer et prennent une patine grise très douce. Attention toutefois : le métal chauffe au soleil et le fond est souvent plein — percez-le et posez une couche drainante. Parfait sur un balcon ou un rebord de fenêtre.
Le grès émaillé : la réserve d’eau
Non poreux, le grès émaillé conserve l’humidité bien plus longtemps : un atout pour les hortensias, fougères et plantes gourmandes, un risque pour les plantes de rocaille. Lourd et stable, il ne bascule pas au vent. C’est le choix des grands sujets exposés.
Trois règles communes
- Un trou de drainage, toujours, sans exception.
- Un pot deux à quatre centimètres plus large que la motte, pas davantage.
- Une soucoupe que l’on vide après arrosage : l’eau stagnante tue plus de plantes que la sécheresse.
À retenir
Plante qui craint l’eau → terre cuite. Balcon et légèreté → zinc percé. Grand sujet gourmand → grès émaillé. Le bon pot est celui qui correspond à la soif de la plante, pas seulement à votre décoration.